Dossier spécial Foodsphère numérique (2/3) : Les recettes à la sauce curation et web-sémantique

Dans mon dernier billet, je traitais des dernières évolutions apparues en terme de traitement des données relatives au secteur de la restauration. Je vous propose dans ce deuxième volet, de nous pencher sur l'autre pendant informationnel de la foodsphère numérique, à savoir les recettes.
Recettes et web-sémantique
Et pour commencer parlons (encore) de Google qui a ajouté la fonctionnalité « Recipe View » à son service de recherche, en février 2011. Cette fonctionnalité basée sur l'utilisation des micro-formats "hrecipe", a été motivé par le fait que les recettes représentent 1 milliard des requêtes, soit 1% de l’activité totale du premier moteur de recherche mondial. Cette vue permet de filtrer les résultats en fonction de mot-clés, d’ingrédients, de temps de préparation ou de teneur en calorie. Le service qui, aujourd'hui ne soulève apparemment pas l'engouement escompté, a de plus provoqué quelques critiques à sa sortie du fait qu'il favorise les gros acteurs plutôt que les plus créatifs et qu'il oriente vers une cuisine basée uniquement sur la rapidité ou sur des pseudo-propriétés diététiques. À ce titre, je vous invite à lire l'excellent billet d'Amanda Hesser sur Techcrunch.com.
Il semble en tout cas, que le sujet soit porteur puisque que la foodsphere a vu apparaitre d'autres services tels que Yummly et Foodily, entièrement dédiés à la recherche de recettes. Leur différenciation, par rapport au géant de mountain view, tient notamment au fait qu'ils utilisent un corpus plus limité et qu'ils offrent tous deux des filtres plus complets. Outre ces solutions basées sur le principe du web-sémantique, on trouve également Punchfork, un autre service de recherche de recettes qui propose quant à lui une filtrage basé sur le social ranking. En d'autres termes, il privilégie les recettes les plus partagées sur les réseaux sociaux.

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