La social media week qui s'est déroulée la semaine dernière dans neuf grandes villes du monde, a mis la gastronomie à l'honneur. Outre la rencontre eats and apps de New York, on a pu assister à Paris à deux conférences sur le sujet :
Jour 3 : "Think glocal : wine and social network"
Mondovino avait déjà montré à quel point le marché du vin avait fini par s'organiser autour de quelques critiques égémoniques, Robert Parker en tête. Le documentaire dépeint une situation alarmante dans laquelle les vignerons de tous horizons, fabriquent à la chaine des vins répondant aux critères implicitement dictés par le plus célèbre critique américain. Le système est d'autant plus redoutable que Parker édite régulièrement un classement des vins notés sur une échelle de 100 points. Tous les vignerons tentent alors de produire un vin "à la Parker", en résulte ainsi une standardisation du goût sans précédent.
Pourtant, qu'est ce que le vin sinon une histoire de subjectivités, de controverses, de surprises et d'humeurs. C'est là qu'entrent en jeux les médias sociaux, propres à l'échange, à la conversation et à la constitution de communautés de goût. Alors ces outils seront ils les garants de la diversité du patrimoine vinicole mondial, il faut l'espérer. A défaut de le prouver totalement, cette conférence a été l'occasion de démontrer que les médias sociaux permettaient de raconter des histoires, de tisser des liens et de remporter des marchés intéressant, même s'ils sont en marge du mainstream, une illustration de la longue traine en somme...
Jour 4 : La gastronomie, un social media parmi d'autres
Pour reprendre les termes de Bruno Verjus, fondateur de Food Intelligence "manger ensemble c’est presque une invention humaine pour se rencontrer”. Si nos lointains ancêtres ont inventé le repas pour se rencontrer et discuter, nous autres, hommes des temps modernes, sommes connectés quasiment 24h/24. Et ce qu'à laisser entrevoir cette table ronde, c'est qu'avec tous les nouveaux services qui fleurissent autour de la gastronomie, vont modifier profondément notre rapport à la gastrnomie.
Ainsi, en plus des usages classiques de la restauration, comme se rendre dans un restaurants, chez un traiteur ou dans une epicerie, de nouvelles pratiques sont en train de naitre. Super-marmite qui offre un service de mise en relation entre cuisiniers amateurs et ventre affamés, en est un bon exemple. Mais le bouleversement ne s'arrête pas là puisque la façon de parler gastronomie changent également. De la même manière que sont apparus, les grands critiques gastronomiques dans la presse écrite puis audiovisuelle, sont arrivés ensuite les bloggueurs culinaires. Aujourd'hui, les micros bloggueurs communautaires sont en train de voir le jour avec des apllications telles que foodreporter ou foodspotting qui permettent de photographier, de géolocaliser, et de commenter un plat. Alors évidemment une image et un avis laconique ne remplacent pas une critique gastronomique, et la conférence a permis de clarifier la distinction, mais il est trés enthousiasment de voir apparaitre ces nouveaux usages, avec toutes les surprises qu'ils nous réservent.
A consulter :
Blog de la social media week
Toutes les informations sur les intervenants